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Conseils d'utilisation



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Tout changement de comportement chez une personne âgée doit faire évoquer la douleur

L'utilisation nécessite un apprentissage
Comme pour tout nouvel outil, il est judicieux de l'expérimenter avant de le diffuser.
Devant tout changement de comportement, le soignant pensera à utiliser l'échelle. Le temps de cotation diminue avec l'expérience (quelques minutes au maximum). Lorsque c'est possible, il est utile de désigner une personne référente dans une structure de soins donnée.

Coter en équipe pluridisciplinaire de préférence
Que ce soit en structure sanitaire, sociale ou à domicile, la cotation par plusieurs soignants de profession différente est préférable. La cotation systématique à l'admission du patient servira de base de référence.
A domicile, on peut intégrer la famille et les autres intervenants, en s'aidant d'un cahier de liaison, du téléphone, voire d'une réunion au lit du malade.
L'échelle est à intégrer dans le dossier « soins » ou le « cahier de liaison ».

Ne rien coter en cas d'item inadapté
Il n'est pas toujours possible d'avoir d'emblée une réponse à chaque item, en particulier face à un patient inconnu dont on n'a pas encore toutes les données, notamment sur le plan psychosocial. On cotera alors les items possibles, la cotation pouvant s'enrichir cependant au fil du temps.

Les comportements passifs
Sont moins frappants mais tout aussi parlants et importants que les
comportements actifs; par exemple, les troubles du comportement peuvent s'exprimer sur un mode hyperactif, tel que l'agressivité inhabituelle, mais aussi sur un mode de repli.

La cotation d'un item isolé
N'a pas de sens; c'est le score global qui est à considérer.
Si celui-ci se concentre sur les derniers items, la douleur est peu probable.

Ne pas comparer les scores de patients
La douleur est une sensation et une émotion subjective et personnelle. La comparaison des scores entre patients n'a donc aucun sens.
Seule l'évolution des scores d'un patient donné nous intéresse.

Établir une cinétique des scores
La réévaluation sera quotidienne jusqu'à sédation des douleurs puis
s'espacera ensuite en fonction des situations.
Établir une cinétique des scores en la faisant apparaître sur la feuille de soins (au même titre que la température ou la tension artérielle) sera un argument primordial dans la prise en compte du symptôme et dans la mise en route du traitement.

En cas de doute, ne pas hésiter à faire un test thérapeutique antalgique adapté
On admet qu'un score supérieur ou égal à 5/30 signe la douleur. Pour les scores inférieurs à ce seuil, il faut laisser le bénéfice du doute au malade; si le comportement observé change avec la prise d'antalgique, la douleur sera donc incriminée.

L'échelle cote la douleur, et non la dépression, la dépendance ou les fonctions cognitives
Il existe de nombreux outils adaptés à chaque situation, et il est
primordial de comprendre que l'on cherche à repérer les changements de comportement liés à une éventuelle douleur.
Ainsi, pour les items 6 et 7, on n'évalue pas la dépendance ou l'autonomie, mais bien la douleur.

Ne pas recourir systématiquement à l'échelle DOLOPLUS
Lorsque la personne âgée est communicante et coopérante, il est logique d'utiliser les outils d'auto-évaluation.
Cependant, au moindre doute, l'hétéro-évaluation évitera la sous-estimation.