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Cas clinique 5
Cas clinique 5

Monsieur F. est connu de l'équipe soignante pour avoir été hospitalisé 3 ans auparavant. Il présentait alors une maladie de Parkinson progressivement évolutive, qui, associée à des lésions arthrosiques diffuses, générait des douleurs principalement aux mobilisations, bien décrites par le patient. Cependant son autonomie, tant physique que psychique, était préservée.

Il vient d'être admis de nouveau en hospitalisation pour « impossibilité du maintien à domicile..., femme épuisée..., demande de placement... ».
En entrant dans la chambre, Monsieur F. est méconnaissable. En effet, il est confiné au lit, en position foetale ne communiquant plus, présentant des phases d'agitation avec cris, gémissements {cotation} refusant l'alimentation, ayant des escarres des talons, des fesses...
Sa femme nous précise que cet état s'est installé progressivement avec ralentissement des activités physiques depuis deux ans, et état grabataire depuis deux mois ; au niveau des fonctions supérieures, les troubles de la mémoire se sont installés peu après son hospitalisation précédente, pour s'aggraver notablement depuis deux ans, parallèlement à la baisse de l'activité physique, avec désorientation temporelle et spatiale, troubles du comportement, inversion du cycle jour/nuit.

Depuis trois semaines, au décours d'un épisode infectieux bronchique, sont apparues des escarres nécrosées rapidement. Monsieur F. est alors reclus au lit, la moindre mobilisation entraînant cris et coups {cotation}; les membres inférieurs se rétractent, amenant le patient dans une position foetale {cotation}, les soins des plaies mais également ceux du corps devenant difficiles par opposition {cotation}. On constate lors des retournements sur le lit des mictions urinaires, évoquant des mictions par regorgement, en lien avec un volumineux globe vésical. L'inversion du cycle éveil/sommeil est devenue infernale (sic), Monsieur F. ne dormant que par petites périodes de trois ou quatre heures avec un éveil agité (cotation). La relation, la communication sont devenues difficiles depuis longtemps ; cependant, Monsieur F. arrivait encore à exprimer certains souhaits il y a un mois. Actuellement, après une phase d'appels, d'agitation accrue, il semble s'isoler totalement depuis 48 heures, refusant toute communication {cotation}, affichant un visage grimaçant permanent (sourcils froncés, lèvres serrées) {cotation}, gémissant lors des phases de veille {cotation}, refusant de s'alimenter obstinément {cotation}, ne réagissant plus à la venue de ses arrières petits-enfants {cotation}, habituellement source de joie pour lui (sourires, jeux, chants enfantins...).

Sa femme est totalement désemparée, craignant le pire et nous répétant plusieurs fois lors de l'entretien d'admission qu'elle « ne souhaite pas qu'il souffre ». Sous la notion de souffrance, elle englobe surtout le symptôme douleur. Nous l'interrogeons alors sur ce qui lui fait évoquer une douleur éventuelle. .
Cas clinique 5
CORRECTION

Monsieur F. est connu de l'équipe soignante pour avoir été hospitalisé 3 ans auparavant. Il présentait alors une maladie de Parkinson progressivement évolutive, qui, associée à des lésions arthrosiques diffuses, générait des douleurs principalement aux mobilisations, bien décrites par le patient. Cependant son autonomie, tant physique que psychique, était préservée.

Il vient d'être admis de nouveau en hospitalisation pour « impossibilité du maintien à domicile..., femme épuisée..., demande de placement... ». En entrant dans la chambre, Monsieur F. est méconnaissable. En effet, il est confiné au lit, en position foetale ne communiquant plus, présentant des phases d'agitation avec cris, gémissements (item 1 / cotation 2 ou 3) refusant l'alimentation, ayant des escarres des talons, des fesses...
Sa femme nous précise que cet état s'est installé progressivement avec ralentissement des activités physiques depuis deux ans, et état grabataire depuis deux mois ; au niveau des fonctions supérieures, les troubles de la mémoire se sont installés peu après son hospitalisation précédente, pour s'aggraver notablement depuis deux ans, parallèlement à la baisse de l'activité physique, avec désorientation temporelle et spatiale, troubles du comportement, inversion du cycle jour/nuit.

Depuis trois semaines, au décours d'un épisode infectieux bronchique, sont apparues les escarres nécrosées rapidement. Monsieur F. est alors reclus au lit, la moindre mobilisation entraînant cris et coups (items 7 et 10 / cotations 3 et 3); les membres inférieurs se rétractent, amenant le patient dans une position foetale (item 2 / cotation 3), les soins des plaies mais également ceux du corps devenant difficiles par opposition (item 3 et 6 / cotations 3 et 2). On constate lors des retournements sur le lit des mictions urinaires, évoquant des mictions par regorgement, en lien avec un volumineux globe vésical. L'inversion du cycle éveil/sommeil est devenue infernale (sic), Monsieur F. ne dormant que par petites périodes de trois ou quatre heures avec un éveil agité (item 5 / cotation 3). La relation, la communication sont devenues difficiles depuis longtemps ; cependant, Monsieur F. arrivait encore à exprimer certains souhaits il y a un mois. Actuellement, après une phase d'appels, d'agitation accrue, il semble s'isoler totalement depuis 48 heures, refusant toute communication (item 8 / cotation 3), affichant un visage grimaçant permanent (sourcils froncés, lèvres serrées) (item 4 / cotation 2), gémissant lors des phases de veille (item 1 / cotation 3), refusant de s'alimenter obstinément (item 9 et 10 / cotations 3 et 3), ne réagissant plus à la venue de ses arrières petits-enfants (item 9 et 10 / cotations 3 et 3), habituellement source de joie pour lui (sourires, jeux, chants enfantins...).

Sa femme est totalement désemparée, craignant le pire et nous répétant plusieurs fois lors de l'entretien d'admission qu'elle « ne souhaite pas qu'il souffre ». Sous la notion de souffrance, elle englobe surtout le symptôme douleur. Nous l'interrogeons alors sur ce qui lui fait évoquer une douleur éventuelle.
RETENTISSEMENT SOMATIQUE
1 - Plaintes somatiques - pas de plainte 0
- plaintes uniquement à la sollicitation 1
- plaintes spontanées occasionnelles 2
- plaintes spontanées continues 3
2 - Positions antalgiques au repos - pas de position antalgique 0
- le sujet évite certaines positions de façon occasionnelle 1
- position antalgique permanente et efficace 2
- position antalgique permanente inefficace 3
3 - Protection de zones douloureuses - pas de protection 0
- protection à la sollicitation n'empêchant pas la poursuite de l'examen ou des soins 1
- protection à la sollicitation empêchant tout examen ou soins 2
- protection au repos, en l'absence de toute sollicitation 3
4 - Mimique - mimique habituelle 0
- mimique semblant exprimer la douleur à la sollicitation 1
- mimique semblant exprimer la douleur en l'absence de toute sollicitation 2
- mimique inexpressive en permanence et de manière inhabituelle (atone, figée, regard vide) 3
5 - Sommeil - sommeil habituel 0
- difficultés d'endormissement 1
- réveils fréquents (agitation motrice) 2
- insomnie avec retentissement sur les phases d'éveil 3
RETENTISSEMENT PSYCHOMOTEUR
6 - Toilette et/ou habillage - possibilités habituelles inchangées 0
- possibilités habituelles peu diminuées (précautionneux mais complet) 1
- possibilités habituelles très diminuées, toilette et/ou habillage étant difficiles et partiels 2
- toilette et/ou habillage impossibles, le malade exprimant son opposition à toute tentative 3
7 - Mouvements - possibilités habituelles inchangées 0
- possibilités habituelles actives limitées (le malade évite certains mouvements, diminue son périmètre de marche) 1
- possibilités habituelles actives et passives limitées (même aidé, le malade diminue ses mouvements) 2
- mouvement impossible, toute mobilisation entraînant une opposition 3
RETENTISSEMENT PSYCHOSOCIAL
8 - Communication - inchangée 0
- intensifiée (la personne attire l'attention de manière inhabituelle) 1
- diminuée (la personne s'isole) 2
- absence ou refus de toute communication 3
9 - Vie Sociale - participation habituelle aux différentes activités (repas, animations, ateliers thérapeutiques) 0
- participation aux différentes activités uniquement à la sollicitation 1
- refus partiel de participation aux différentes activités 2
- refus de toute vie sociale 3
10 - Troubles du comportement - comportement habituel 0
- troubles du comportement à la sollicitation et itératif 1
- troubles du comportement à la sollicitation et permanent 2
- troubles du comportement permanent (en dehors de toute sollicitation) 3
  SCORE